Les Le Gardeur au Québec

5. Charles Le Gardeur de Tilly

5. Pierre I Le Gardeur, Sieur de Repentigny
Sieur de Repentigny, né en 1600, est qualifié Sieur de Tilly et bailli de Thury (Nouveau d'Hozier, 148). Par une sentence rendue à Falaise, le 27 janvier 1620, Pierre Le Gardeur est « envoyé en possession et jouissance du fief, terre et sieurie de la Motte-sous-Rouvres, assi en la paroisse de Cramesnil, lequel avait été aliéné, le 16 novembre 1618, à Nicolas Sallet, Sieur de Repos, par Catherine de Corday, au prix de 600 livres, quoiqu'il fut de 2000 livres, ayant été acheté le même prix par noble homme Pierre de Corday père de la dite Dame ». Il eut pour femme Marie Favery, née en 1615 ou 1616 (recensement 1666) (recensement 1667), fille de noble homme Marin, Sieur du Pomeau, avocat en Parlement, et de Demoiselle Renée le Rouge. Veuve, dès 1652 (Ameau, notaire 21 octobre 1652) elle fut inhumée dans l'église (Notre-Dame) de Québec le 29 septembre 1675 (Réf. : Vieilles familles de France en Nouvelle-France, Archange Godbout, RAPQ, 1975, p. 222).

Le 12 juin arrive à Québec le navire commandé par Savinien Courpon de Latour avec 45 personnes à bord, dont le père jésuite Nicolas Adam et le frère jésuite Ambroise Cauvet, et aussi  MM. de Repentigny et de la Poterie et leurs familles, Michel Le Neuf du Hérisson et sa fille. Voici un extrait de la liste des passagers :

- Catherine de Corday, dame de Repentigny et ses trois enfants
- Pierre Legardeur, sieur de Repentigny, fils de Catherine de Corday
- Marie Favery, sa femme
- Marie-Madeleine Legardeur, leur fille
- Jean-Baptiste Legardeur, leur fils
- Catherine  Legardeur, leur fille
- Charles Legardeur, sieur de Tilly, fils de Catherine Corday
- Marguerite Legardeur, fille de Catherine Corday et femme de Jacques  Leneuf
- Jeanne Marchand et ses trois enfants
- Michel Leneuf, sieur de Hérisson, fils de Jeanne Marchand
- Anne Leneuf, sa fille
- Jacques Leneuf , sieur de La Potherie, fils de Jeanne Marchand, mari de Marguerite Legardeur
- Marie-Anne Leneuf, leur fille
- Marie Leneuf, fille de Jeanne Marchand

(Réf. http://iquebec.ifrance.com/naviresnouvellefrance/index.htm, 27 août 2002)

Pierre Legardeur, sieur de Repentigny, qui deviendra quelques années plus tard général de la flotte et directeur des embarquements pour la Nouvelle-France, est cité dans les Relations de 1636 : « Quelques avis pour ceux qui veulent passer en Nouvelle-France: parmi eux le plus de bonnes farines qu'on peux faire passer, c'est le meilleur, et de le plus assuré. M. de Repentigny en a apporté pour deux ans, en quoi il a fait sagement ».

Décédé en mer, sur le navire Le Cardinal en 1648 (qui sera commandé par la suite par le maître Jean Pointel), au large de La Rochelle, France. La flotte de 4 navires, le Cardinal, le Neuf ou Saint-Sauveur, le Saint-Georges et le Notre-Dame arrivera à Québec à la fin du mois d'août 1648.

Avec Noël Juchereau des Chatelets il participe à la fondation de la Communauté des Habitants qui obtient de la Compagnie des Cent-Associés le monopole de la traite en Nouvelle-France. Premier seigneur de l'Assomption ou Repentigny en 1647 et de Bécancour en 1647. Frère de Charles Le Gardeur de Tilly, beau-père de Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux, beau-frère de Jacques Le Neuf de la Potherie.

Repentigny est le nom d'une localité du Calvados en France. Une ville, une localité, des rues, des structures et des institutions portent le nom de Repentigny et de Le Gardeur au Québec.

6. Jean-Baptiste Le Gardeur, Sieur de Repentigny
Né à Thury (Normandie) en 1632, il vint avec ses parents à Québec en 1636, entre plus tard dans la milice, devint capitaine réformé en 1689 ; en 1701, M. de Callières l'inscrit dans son rôle militaire comme « homme de bonne conduite et capable, âgé de 70 ans ». En 1660, Jean Péronne Du Mesnil, délégué spécial des Cent associés, l'accusait dans ses Mémoires d'avoir tué d'un coup de pied en pleine figure son fils, Michel Péronne des Touches, et cela en connivence avec les sieurs de Bécancour, Denys et Baudran : l'affaire, si elle est vraie, n'eut aucune suite. En 1668, le premier censitaire de Québec - rue Claire-Fontaine à la rue Salaberry actuelles - était M. Le Gardeur, qui possédait en indivis avec ses frères et soeurs, cent arpents de terre, les cultivant sans y habiter. Le 15 septembre 1677, il rend à Ville-Marie foi et hommage, « à cause de son fief sis sur le côté nord du fleuve Saint-Laurent ». Dans son testament, le gouverneur de Mézy lui avait légué 300 livres. Le 10 octobre 1678, il est l'un des vingt notables convoqués par M. de Frontenac à une assemblée qu'il consultait sur le trafic des spiritueux. Le 26 avril 1681, le Conseil Souverain ajournait une vingtaine de chefs des principales familles, parmi lesquelles on lit son nom, au sujet de l'abus des congés. Le 10 octobre 1682, il est présent à une assemblée générale présidée par M. de La Barre, concernent la conduite à suivre relativement aux divers agissements des Cantons Iroquois. en 1686, M. de Denonville recommande à la générosité du roi les familles nombreuses, mais pauvres, surtout dans la noblesse : c'est Tilly, membre du Conseil, père de quinze enfants ; c'est Repentigny, qui en treize ; c'est Saint-Ours, qui en a dix, et bien d'autres.

Nommé le 16 juin 1703, comme conseiller d'augmentation au Conseil souverain, M. de Repentigny ne fut installé que le 10 novembre 1705 : il mourut à Montréal le 8 septembre 1709.

Il avait épousé à Québec, le 11 juillet 1656, Marguerite Nicolet, qui lui donna, selon Tanguay, vingt et un enfants, dont neuf décédèrent en bas âge :

Pierre, l'aîné, né le 10 mars 1657 à Québec, entra dans les troupes : il servit deux ans comme enseigne, deux ans comme lieutenant réformé. Après la terreur inspirée à Ville-Marie par le massacre de Lachine, le 5 août 1689, M. de Denonville voulait écrire à M. de Varennes, commandant au fort Frontenac, d'évacuer ce poste ; mais il fallait lui faire porter ces ordres : M. de Repentigny se dévoua ; et, par grande chance, écrit M. Lorin, il ne tomba point aux mains des partis iroquois qui battaient le pays, et put remettre les lettres du gouverneur. En 1690, il était fait lieutenant en pied. Il épousa à Repentigny, le 26 novembre 1685, Agathe de Saint-Père : en 1693, il ajouta, d'après Tanguay, le titre d'Arpentigny à celui de son père. Il mourut à Montréal, le 19 novembre 1736, père de sept enfants, entre autres : Marguerite (1686-1757), mariée à Jean-Baptiste de Saint-Ours ; Agathe (1688), mariée à François Bouat ; Jeanne-Madeleine (1698-1739), Religieuse Ursuline ; Jean-Baptiste-René (1695-1733), marié à Marie-Catherine Juchereau de Saint-Denys.

Jean-Paul, sieur de Saint-Pierre ;
Alexandre, né le 15 janvier 1666, tué et inhumé à Montréal le 22 juillet 1692 ;
Michel (1671-1701), sieur d'Alençon, marié à Boucherville à Marie Gaillard ;
Charles-Joseph (1673), marié à marie-Madeleine Blondeau ;
Charles (1677-1749), sieur de Croizille, père de treize enfants .

(Bibl. --- Bull. des Rech. hist., tabl., 1925 ; R. G. Thwaites, The Jes. Relat., tabl. gén., Cleveland, 1903). (Cet article a été publié dans le DGC p. 518-519, sous la plume de Le Jeune).

7. Pierre Le Gardeur II, Sieur de Repentigny
Pierre, l'aîné, né le 10 mars 1657 à Québec, entra dans les troupes : il servit deux ans comme enseigne, deux ans comme lieutenant réformé. Après la terreur inspirée à Ville-Marie par le massacre de Lachine, le 5 août 1689, M. de Denonville voulait écrire à M. de Varennes, commandant au fort Frontenac, d'évacuer ce poste ; mais il fallait lui faire porter ces ordres : M. de Repentigny se dévoua ; et, par grande chance, écrit M. Lorin, il ne tomba point aux mains des partis iroquois qui battaient le pays, et put remettre les lettres du gouverneur. En 1690, il était fait lieutenant en pied. Il épousa à Repentigny, le 26 novembre 1685, Agathe de Saint-Père : en 1693, il ajouta, d'après Tanguay, le titre d'Arpentigny à celui de son père. Il mourut à Montréal, le 19 novembre 1736, père de sept enfants, entre autres : Marguerite (1686-1757), mariée à Jean-Baptiste de Saint-Ours ; Agathe (1688), mariée à François Bouat ; Jeanne-Madeleine (1698-1739), Religieuse Ursuline ; Jean-Baptiste-René (1695-1733), marié à Marie-Catherine Juchereau de Saint-Denys.

(Bibl. --- Bull. des Rech. hist., tabl., 1925 ; R. G. Thwaites, The Jes. Relat., tabl. gén., Cleveland, 1903). (Cet article a été publié dans le DGC p. 518-519, sous la plume de Le Jeune).

Agathe de Saint-Père, épouse de Pierre Le Gardeur de Repentigny [1657-1748] ouvre la première manufacture d’étoffes au Canada, rue Saint-Joseph, à Montréal et devient une commerçante prospère. Suite au naufrage de la Seine qui apportait le ravitaillement de toute l’année et pendant qu’« une grave crise financière mène la colonie à la faillite » [Provencher, Jean. Chronologie du Québec, Boréal, p. 61.], Madame de Repentigny ne se laisse pas abattre. Elle reprend à son compte les initiatives de l’intendant Talon visant à rendre la Nouvelle-France autosuffisante en matière de tissus. Elle négocie avec les Agniers et rachète des tisserands anglais capturés par les Indiens à Deerfield près d’Albany. Elle les équipe de métiers et leur adjoint des apprentis. Elle-même poursuit des expériences sur des colorants indigènes et sur leur fixation. Après le départ des tisserands rachetés par les Bostonnais en 1707, la manufacture devenue autonome conservera son rythme de production jusqu’en 1713, année où elle résolut de se retirer des affaires. Auparavant, cette femme de tête et de coeur douée pour le commerce avait inventé et commercialisé le sucre d’érable qu’elle a fait connaître en France. Agathe de Repentigny a su faire reconnaître par la couronne de France l’importance de ses initiatives pour la colonie, le roi lui a accordé une gratification annuelle de 200 livres en reconnaissance de ses services. [Réf. : Julien, Fabienne. Agathe de Repentigny, une manufacturière au XVIIe siècle, XYZ éditeur, 1996. Prévost, Robert. Québécoises d’hier et d’aujourd’hui, Stanké, 1985] (http://pages.infinit.net/histoire/femmes2.html).

8. Jean-Baptiste (Le Gardeur) de Repentigny
Enfant naturel de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Marie Cadieux, sa servante, ancêtre de tous les représentants des familles de Repentigny en Amérique (voir notes historiques).

Voir aussi
Évolution de la
Seigneurie de Repentigny : 1647, 1671, 1710, 1765
Patronymes Le Gardeur, de Repentigny, de Tilly : évolution de l’orthographe et distribution.


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Léo-Guy de Repentigny, généalogiste et archiviste de l’Association.
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Information mise à jour le : 04/juin/2014