Histoire des Le Gardeur

La famille Le Gardeur

Origine de la famille Le Gardeur
Les Le Gardeur sont d’origine normande, de Thury, Calvados, en Normandie. Cette famille tient sa noblesse de Jehan Le Gardeur anobli au mois de mai 1510 par le roi Louis XII. Ses lettres de noblesse furent enregistrées à la Chambre des Comptes de Paris, le 2 août 1511, et à la Cour des Aides de Normandie, le 16 avril 1556 après Pâques (Réf. : Nouveau d’Hozier, 148).

La branche canadienne des Le Gardeur décrivait ainsi son blason, le 20 septembre 1694 : « de gueules au lion rampant d’argent armé et lampassé d’or, tenant une croix croisettée d’or » (Voir la page consacrée aux armoiries),
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Blason de la famille Le Gardeur de Repentigny

Le patronyme « de Repentigny » fut apporté par Catherine de Corday, Dame de Repentigny, épouse de René Le Gardeur de Tilly, dont l’ascendance remonte jusqu'à Hugues de Corday au 12e siècle.

Arrivée en Nouvelle-France

1. Pierre Le Gardeur de Repentigny et Charles Le Gardeur de Tilly, fils de René Le Gardeur de Tilly et de Catherine de Corday, débarquent à Québec le 11 juin 1636, avec leur mère Catherine de Corday, veuve René Le Gardeur de Tilly, leur sœur Marguerite Le Gardeur de Repentigny, épouse de Jacques Leneuf de La Poterie. Cette famille faisait partie d’un groupe de Normands et de représentants de la petite noblesse qui arrivèrent au pays avec le nouveau gouverneur de la Nouvelle-France, Montmagny, qui succédait à Champlain. De Repentigny était une localité du Calvados, en Normandie.

Pierre Le Gardeur de Repentigny décède en mer au large de La Rochelle, au mois de mai 1648. Son épouse, Marie Favery lui survivra jusqu’au 29 septembre 1675, après avoir donné naissance à six enfants : Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny, le continuateur de la lignée des Le Gardeur de Repentigny, Madeleine Le Gardeur de Repentigny, Catherine Le Gardeur de Repentigny, Charles Le Gardeur de Villiers, Ignace le Gardeur de Repentigny, Ignace Le Gardeur du Pontseau. Marie Gavery reçut en héritage les seigneuries de Repentigny et de Bécancour, que son époux avait obtenues en 1647. En 1657, elle fut la fondatrice de la Confrérie du Saint-Rosaire.

2. Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny, fils de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Marie Favery, baptisé vers 1631, épouse à Québec le 11 juillet 1656, Marguerite Nicolet, fille de Jean Nicolet de Belleborne, noble homme, commis et interprète, et de Marguerite Couillard. Cette dernière était la fille de Louis Hébert, premier cultivateur à s’établir en Nouvelle-France.

Jean-Baptiste le Gardeur de Repentigny fut mêlé à la traite des fourrures assez tôt. Le 6 octobre 1663, il est élu premier maire de Québec, charge qu’il ne devait conserver qu’un mois. Le 2 mai 1670, il reçoit de sa mère Marie Favery, la seigneurie de Repentigny au nord de l’île de Montréal. Il commande en 1665 une compagnie de volontaires qui réussit à délivrer Trois-Rivières menacée par les Iroquois. Il devint lieutenant dans les troupes coloniales en 1688, capitaine réformé en 1692 et garde de la marine en 1694. Callière écrit à son sujet en 1701 qu’il est « de bonne conduite et capable ». Lorsqu’il prend sa retraite en 1702, il touche une pension annuelle de 600 livres. Nommé au Conseil souverain en 1703, il est installé le 16 novembre 1705 seulement.

Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny décède à Montréal, le 9 septembre 1709 à l’âge de 77 ans environ. Son épouse, Marguerite Nicolet, sera inhumée à Montréal, le 21 janvier 1722 à l’âge de 80 ans environ.

3. Pierre le Gardeur de Repentigny, fils de Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny et de Marguerite Nicolet sera le continuateur de la lignée des Le Gardeur de Repentigny. Né à Québec le 10 mars 1657 ; à son baptême, il eut comme parrain Charles Le Gardeur, sieur de Tilly et comme marraine, Guillemette Hébert, fille Louis Hébert, arrière-grand-mère de l’enfant.

Pierre Le Gardeur de Repentigny commence sa carrière militaire comme « petit officier » ; après avoir servi quelques années en cette qualité, il devient enseigne dans les troupes de la marine en 1685. C’est sans doute à ce titre qu’il participe à l’expédition contre les Iroquois à l’été de 1687. Enfin, le 27 mai 1706, Le Gardeur de Repentigny obtient le grade de capitaine dans les troupes de la marine. Ses bons services lui mériteront des éloges ; Rigaud de Vaudreuil lui décerne cette louange : « Il a très bien servi. Il est encore fort bon officier, mais plus propre à servir dans une place qu’à marcher en campagne ». C’était en 1722 alors que Pierre le Gardeur de Repentigny avait 65 ans. Au mois d’avril 1733, ses états de service sont couronnés par l’honneur militaire le plus élevé décerné en Nouvelle-France, celui de Chevalier de Saint-Louis.

Le 20 septembre 1685, son père Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny, lui concède l’île Bourdon située près du domaine familial. À cette concession s’ajoute, le 4 juin 1706, la sixième partie de la seigneurie de Repentigny, don de son oncle Ignace Le Gardeur de Repentigny ; Pierre devenait donc co-seigneur de Repentigny. Enfin, le 3 mai 1715, sur les instances de son épouse, Agathe de Saint-Père, il s’adjugeait à l’enchère la seigneurie de Lachenaye. Il avait épousé Agathe de Saint-Père, le 26 novembre 1685 ; elle était la fille de Jean de Saint-Père, notaire, et de Mathurine Godé. De leur union naquirent sept filles et un garçon.

Voir aussi La Seigneurie de Repentigny

Les de Repentigny d’Amérique ne descendent pas de ce garçon, qui se nommait Jean-Baptiste-René Le Gardeur de Repentigny, mais plutôt d’un enfant naturel, prénommé Jean-Baptiste (Le Gardeur de Repentigny), que Pierre Le Gardeur de Repentigny, seigneur de Repentigny, a eu avec une de ses servantes, Marie Cadieux, fille de Jean Cadieu et de Marie Valade. Voici l’extrait de baptême de cet enfant :

B. Jean-Baptiste
fils de
Marie Cadieux
Illégitime
Le trentième jour d'avril L'an mil six six cent quatre vingt dix huit par moi pretre Curé de Repentigny a esté baptizé Jean baptiste fils de Marie Cadieu cy devant servante chez Mr de Repentigny seigneur dud. lieu nay le meme jour le parain a esté Jacques richaume, La maraine Catherine delpesch lesd. parain et maraine ont desclaré ne savoir écrire ni signer de ce interpellé suivant L'ordonnance
(signé) Volant ptre

Références :
Registres paroissiaux de Repentigny
Dictionnaire biographique du Canada

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Information mise à jour le : 04/juin/2014